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Parmi les orateurs des formations Eduprat, le Dr Angélique Capelle apporte une expertise reconnue sur des thématiques essentielles de santé sexuelle, de sexologie et de désir féminin. Médecin, sexologue et gynécologue, elle accompagne depuis de nombreuses années les femmes et les couples confrontés à des difficultés liées à l’intimité, à la libido ou à la ménopause. À l’occasion de la parution de son livre En quête du désir perdu – La méthode ALEGRiA pour une sexualité épanouie, cette intervenante des formations Eduprat pour les professionnels de santé revient sur son parcours, les grandes thématiques de son ouvrage et l’importance de mieux former les soignants à la prise en charge des troubles du désir féminin.
Bonjour Docteur, pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Médecin du sport dans une autre vie, j’ai choisi en 2008 de me consacrer aux relations humaines. Cette alchimie, cette magie, et aussi cette souffrance qui accompagne parfois l’intimité…
Diplômée en anthropologie, sexologie et gynécologie, j’ai complété mon parcours par de nombreuses formations en psychothérapies.
Aujourd’hui, j’accompagne lorsque la sexualité fait mal. J’ai une pratique exclusive en sexologie et gynécologie en libéral aux Sables d’Olonne, en centre de réadaptation fonctionnelle et dans une clinique spécialisée en ménopause.
Quel est le titre de votre livre, et à qui le conseilleriez-vous ?
J’ai publié en 2025 EN « QUÊTE DU DÉSIR PERDU, LA MÉTHODE ALEGRiA POUR UNE SEXUALITÉ ÉPANOUIE » pour informer le plus largement possible, hommes et femmes, médecins et autres soignants sur le désir des femmes.
Quel problème, quelle question ou quel besoin cet ouvrage cherche-t-il à éclairer ?
Le fonctionnement de la libido féminine n’est enseigné ni à l’école ni vraiment en fac de médecine, alors qu’il existe un traitement très efficace et que ce symptôme peut révéler des maladies. C’est une vraie source de souffrance personnelle et relationnelle.
En quoi votre regard de professionnel de santé apporte-t-il une valeur particulière à cet ouvrage ?
Être médecin me permet de dépister une dépression, une dysthyroïdie, une violence conjugale, une iatrogénie .. d’expliquer la part en lien avec une ménopause ou avec une douleur génitale par exemple. Je peux examiner quand c’est nécessaire et prescrire des traitements. La TCC est un bel atout pour booster la motivation : au lieu de supporter un problème, les femmes, les couples se mettent en mouvement pour créer une nouvelle intimité, ludique et joyeuse ensemble. Enfin, la sexologie m’a appris à analyser la sexualité actuelle et à proposer de nouveaux comportements.
Je l’ai appelée ALEGRiA parce que c’est une belle découverte de soi.
Quels sont les grands thèmes abordés dans le livre ?
EN QUÊTE DU DÉSIR PERDU traite des bases d’une intimité saine, des fantasmes, des orgasmes, et de l’influence sur le désir des fausses croyances, du porno, des hormones, de l’allaitement, de la ménopause, des douleurs génitales, de la religion.. pour une totale compréhension. Puis il donne les solutions pour retrouver l’envie sexuelle, y compris en cas de maladie chronique, de cancer, de vaginisme..
Qu’est-ce qui vous a amenée à d’écrire ce livre ?
L’absence de connaissance sur le désir des femmes et le nombre de consultations quotidiennes pour ce sujet. Elles aiment leurs partenaires mais elles ne le (ou la) désirent plus, sans comprendre pourquoi.
Qu’est-ce qui distingue ce livre d’autres publications sur le même sujet ?
La méthode ALEGRiA donne des conseils concrets, fiables, scientifiquement validés, sans jargon médical. Des clés simples, avec de l’humour. C’est un livre facile à lire, volontairement court (140 petites pages) accessible à tous.
Y a-t-il un point, un chapitre ou une idée qui vous tient particulièrement à cœur ?
Oui, les femmes se culpabilisent de ne pas ressentir du désir. Leurs conjoints les blâment souvent, et souffrent de frustration et de rejet. J’avais besoin de transmettre des pistes de réflexion fécondes qui encouragent le dialogue, l’écoute de soi et la reconnexion pour chacune à ses propres ressentis. Ne plus choisir de céder pour « faire plaisir » mais apprendre comment se connecter à sa propre envie de femme. Informer les hommes car ils sont concernés, afin qu’ils ne subissent plus mais deviennent actifs. J’aborde le rôle du stress, des habitudes de vie, des dynamiques relationnelles et des injonctions sociales qui pèsent sur les individus, avec des exemples concrets. Pas de théorie. Le désir n’est pas constant. Il n’y a pas de solution toute faite. Chacune a le pouvoir de trouver les siennes en elle pour susciter son envie.
Qu’aimeriez-vous que le lecteur retienne après avoir refermé ce livre ?
Je souhaite que chacune puisse à nouveau se sentir aux commandes de son désir de femme.
Avez-vous d’autres références à nous conseiller sur le sujet ?
Je cite dans le livre de nombreuses références bibliographiques et podcasts de qualité, pour enrichir chaque sujet.
Vous faites également des formations avec Eduprat. Pensez-vous que la formation des professionnels de santé puisse avoir un impact sur le sujet traité dans votre livre ?
Je suis convaincue que nous avons en tant que soignants un rôle éthique indiscutable à aider les femmes lorsqu’elles souffrent d’un manque de désir. Les études le montrent très clairement. C’est un symptôme extrêmement fréquent très peu abordé lors des consultations et source de grande souffrance personnelle et relationnelle. Aider les professionnels à poser des questions pour caractériser ce symptôme permet de ne pas passer à côté d’une violence conjugale ou d’une pathologie organique. Il est alors possible d’orienter rapidement vers un confrère sexologue ou de prescrire simplement ce livre pour éviter de traiter ce sujet encore tabou dans une consultation chronophage. 60% des femmes diabétiques souffrent de dysfonction sexuelle et ne s’en plaignent pas. 65% des personnes à deux ans d’un diagnostic de cancer ont des troubles sexuels. Les antécédents de violence sexuelle sont fréquents et ils impactent toujours l’intimité.. Voici quelques exemples, mais souvent, c’est juste la vraie vie. La femme n’a pas envie tout le temps. Soyons proactifs, c’est dans notre mission. Les solutions sont à portée de main, j’ai besoin d’informer le plus largement possible que chacune porte en elle du désir, parfois endormi. Il ne reste qu’à la guider pour le réveiller.
Un grand merci au Dr Capelle pour ce témoignage.
Vous pouvez dès à présent commander le livre ici
Pour aller plus loin et valider votre DPC avec la formation : Le manque de désir chez la femme avec Eduprat.